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Publié par Serge Grenier dans Actualités le 12/11/2024 à 18:32
Les marques aiment faire revenir les noms iconiques de leurs modèles à succès. Toyota est avec la Corolla depuis plusieurs décennies, Ford a récupéré les noms de ses coupés Mustang et Capri pour ses SUV électriques et Renault a dépoussiéré le nom Scenic pour son nouveau SUV électrique de type familial. Spacieuse, pratique et élégante, la Renault Scénic d'origine était la voiture familiale incontournable dans les années 90. Dans cette optique, que propose ce Scenic de l'ère moderne ? Conserve-t-il encore les atouts de ses prédécesseurs ?
Plus encore qu’une voiture diesel ou essence, une voiture électrique révèle ses qualités et ses défauts lors d’un test au long cours. Utilisation quotidienne, longs trajets en famille, tests d'autonomie et de recharge : nous mettons à l'épreuve le nouveau Renault Scenic E-Tech Great Range .
En 1996, Renault lance la première génération du Scénic. Le monospace est perçu comme la parfaite voiture familiale, c'est une sorte de mini Espace, mais le temps passe et tout change. En 2024, les monospaces ont pratiquement disparu de la scène en Europe et le Renault Scénic est désormais un SUV, tout comme son grand frère, le Renault Espace. Tous deux sont des modèles éminemment familiaux, mais le Scénic se distingue par sa motorisation, puisqu'il est devenu 100 % électrique.
Le nouveau Scénic est disponible avec deux batteries différentes. La petite de 60 kWh est destinée à la version Comfort Range, tandis que la Long Range reçoit une batterie de 87 kWh (du sud-coréen LG Chem). La petite batterie alimente un moteur électrique de 170 CV, tandis que la grande batterie alimente une unité de terres non rares de 220 CV
Logiquement, nous avons opté pour cette dernière version pour notre périple de 3 000 km. Itinéraires urbains à travers Barcelone et test d'autonomie réelle sur l'autoroute menant à Santander, quelques jours de vacances en famille... chaque utilisation a révélé une nouvelle facette du Scénic électrique.
Commercialisé à partir de 45 493 euros avec la finition Techno, déjà bien équipé, notre Scénic longue autonomie de 87 kWh et 220 CH arborait la finition Esprit Alpine , qui affiche un prix de départ de 48 015 euros.
Le nouveau Scénic partage sa plateforme CMF-EV avec la Mégane E-Tech, mais dans une version avec un empattement plus long de 10 cm, à la fois pour mieux s'adapter à sa vocation familiale et pour abriter une batterie plus grosse.
Le moteur, les onduleurs et autres systèmes sont situés à l'avant, sous le capot, ce qui signifie qu'il n'y a pas de coffre avant pour ranger, par exemple, les câbles de charge. Côté recharge, le Scénic embarque un chargeur à courant alternatif monophasé de 7 kW ou, en option pour 1 520 euros, un chargeur triphasé de 22 kW. Cette version Long Range peut accepter une charge rapide en courant continu jusqu'à 150 kW. Quant à l' autonomie homologuée WLTP, elle est de 603 km.
Son style massif, et quelque peu agressif avec cette finition mate, le fait paraître plus grand qu'il ne l'est réellement : il ne mesure que 4,47 m de long. Pour nous donner une idée, elle ne fait que 3 cm de plus qu'une CUPRA Formentor.
L’empattement long et le plancher plat sont des caractéristiques de base qui favorisent un bon espace intérieur. Même à l'arrière, où les occupants peuvent glisser leurs pieds sous les sièges avant (si ceux-ci ne sont pas abaissés au maximum, bien sûr) et disposent donc d'un bon espace pour les genoux. Le Scénic chouchoute ses passagers en matière d'espace .
C'est particulièrement vrai dans la finition Esprit Alpine, avec sa sellerie spécifique aux surpiqûres contrastées et ses sièges avant très favorables. Le conducteur bénéficie d'une très bonne position de conduite, à des années-lumière d'une position de type siège proposée par certains modèles, ce qui améliore le confort sur les longues distances. Comme d'habitude chez Renault, les espaces de rangement sont abondants, on compte près de 39 litres au total dans l'habitacle.
Les matériaux sont corrects, la finition est soignée, et la qualité perçue est bonne sans être excellente, car elle laisse quand même une sensation de plastique dur et brillant.
En termes de modularité, cela n'a cependant rien à voir avec les générations précédentes qui portaient le nom Scenic. Ici, seuls les dossiers des sièges peuvent être rabattus, entièrement dans un rapport 40/20/40. Mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas une voiture familiale et que Renault a oublié les passagers arrière. Par exemple, l'accoudoir central arrière contient des supports rotatifs pour fixer des smartphones et autres tablettes avec deux ports USB-C pour les alimenter.
Un bon point en sa faveur est l'utilisation de Google comme système d'exploitation du système multimédia sur l' écran tactile de 12 pouces (compatible avec Android Auto et Apple Car Play ). Son fonctionnement est relativement rapide et possède une interface bien connue. Autre point positif, les commandes de la climatisation sont directement accessibles via des boutons physiques et ne doivent pas être actionnées via l'écran tactile central (ce qui devrait être obligatoire).
Mais tout n’est pas parfait sur le plan ergonomique. Le bloc se compose de trois modules à droite du volant ; un pour la commande « vitesse », un autre pour les essuie-glaces et le troisième pour le module audio, comme toujours chez Renault. À plusieurs reprises, nous avons allumé les essuie-glaces alors que nous pensions frapper D ou R. Et ce n'est pas une question de s'y habituer, après 3 000 km cela m'est encore arrivé.
D'ailleurs, il faut aussi dire que le changement entre D et R n'est pas vraiment rapide, en plus d'une pression dans l'action du levier qui fait que la vitesse souhaitée n'a pas toujours été sélectionnée. Vous faites marche arrière en vous garant et souhaitez avancer ? Attention, la même chose continue avec la marche arrière enclenchée.
Quant au coffre, il offre 440 litres de capacité, ce qui est normal pour une voiture de cette taille. Il existe néanmoins un espace de rangement sous le plancher du coffre, par exemple pour le câble de chargement. Attention également au seuil de chargement un peu élevé.
Cette traction avant de 220 ch et 300 Nm , malgré un poids de plus de deux tonnes dans le cas de notre voiture d'essai (la batterie à elle seule pèse plus de 500 kg), est alerte, pratiquement sans balancement et dynamique dans les courbes. Il est vrai qu'il ne s'agit pas d'un éclair (0 à 100 km/h en 7,9 s), mais la délivrance immédiate du couple masque quelque peu un rapport puissance/poids peu attractif. Un couple si immédiat qu'il permet des dépassements très rapides ( 80 à 120 km/h en 4,5 s ), sauf quand on est déjà à court de batterie. Là, les délais sont allongés pour maximiser l’autonomie.
Pour tenter de favoriser l'agilité, les ingénieurs ont également conçu un système de direction très direct (seulement 2,3 tours de volant pour un petit rayon de braquage de 10,9 m entre trottoirs), qui se traduit par une direction très directe et vivante, idéale si vous aimez conduire.
Les modes de conduite -Confort, Sport, Eco et Custom- influencent la réponse de l'accélérateur, l'assistance de direction, la gestion du groupe motopropulseur et l'éclairage intérieur, mais pas la suspension, car elle dispose d'amortisseurs et de ressorts passifs. Le résultat est néanmoins un SUV familial agréable à conduire et doté d'une dynamique correcte. Il est également très confortable pour ses occupants, grâce à un haut niveau de confort et une très bonne insonorisation acoustique.
Bref, le mode Confort est celui qui convient le mieux. Ce n'est qu'en accélérant fort et avec les roues tournées que l'on peut détecter une légère perte de traction sur la roue intérieure, mais ce n'est pas vraiment un problème en pratique. Sinon, ce Scénic semble aller sur des rails dans les courbes , il est extrêmement fidèle à sa trajectoire, il est enrichissant à conduire (si l'on tient compte du fait que c'est une voiture familiale très calme et sûre) et il est agréable au quotidien.
Encore plus avec le système de freinage régénératif, modulable grâce aux palettes au volant. Du niveau zéro, utile sur autoroute car il permet de profiter de l'inertie de la voiture lors d'une phase de roue libre, jusqu'au niveau 3, qui permet de rouler quasiment avec une seule pédale, utile en ville, ce système de régénération assure également un frein moteur pour réduire la vitesse. Pour ceux qui hésitent à passer à l’électrique, c’est comme conduire une voiture à essence… silencieuse.
Pour mieux faire face aux longs trajets, tant l'aérodynamisme a été soigné, avec de nombreux déflecteurs (notamment sur le pare-chocs arrière) pour guider le flux d'air de la manière la plus efficace possible, et la densité énergétique de la batterie NMC (Nickel, Manganèse , Cobalt) a augmenté de 6 % par rapport à la Mégane.
A noter également chez le groupe Volkswagen, la pompe à chaleur est de série sur toute la gamme . Ainsi, la batterie est automatiquement chauffée ou refroidie jusqu'à 25°C à l'approche d'un des points de recharge mentionnés dans le calculateur d'itinéraire Google Maps, pour améliorer le temps de recharge.
Malgré toutes ces mesures, ce Scenic se caractérise finalement par une consommation, disons, qui peut être améliorée . En tout cas, je m'attendais à de meilleurs résultats. À la fin de notre essai routier, nous avons enregistré une moyenne de 19,5 kWh/100 km , avec un modèle équipé de roues de 20 pouces.
Même si en ville, consommation (16 kWh/100 km) et autonomie sont très relatives, elle devient une rubrique importante dans une voiture familiale lors des déplacements. Ainsi, sur autoroute, le Scenic consommait en moyenne 22 kWh/100 km , avec des pointes à 24 kWh/100 km. Autrement dit, avec une charge de 100 % à 0 %, cela nous donnerait 395 km.
En pratique, cela signifie devoir s'arrêter pour recharger tous les 280 km environ, en utilisant la batterie entre 10 % et 80 % de sa capacité pour éviter des arrêts interminables. Sur un itinéraire Barcelone-Jaca-Santander, cela implique de s'arrêter pour recharger deux fois : un court arrêt à Lleida et encore une demi-heure à Pampelune, au Tesla Supercharger, pour passer de 16% à 80% de charge, puisque le Scenic ne le fait pas . accepter plus de 150 kW de puissance de charge en courant continu. On peut détester Elon Musk autant qu’on veut (et il l’a bien mérité), mais son réseau de bornes de recharge fonctionne toujours à merveille.
Concernant le prix, ce Scénic se distingue par son bon rapport prix-équipement-performance . Alors que la gamme démarre à 39 703 euros pour la version Evolution Access, avec son moteur de 170 ch et sa petite batterie, il faut monter jusqu'à 46 950 euros pour la première version Grand Autonomie, avec la finition Techno, déjà bien équipée.
Il comprend une pompe à chaleur, une climatisation automatique, un nombre impressionnant d'aides à la conduite, un régulateur de vitesse adaptatif, un système multimédia OpenR Link de 12 pouces, un hayon motorisé, des aides au stationnement, des jantes en alliage de 19 pouces et des modes de conduite Multisense personnalisables.
Notre version d'essai est une Esprit Alpine à 49 373 euros , qui se distingue avant tout par ses atouts visuels et ses roues de 20 pouces. Parmi les options intéressantes, on retrouve le grand toit panoramique Solarbay (1 520 euros), qui baigne l'habitacle de lumière. Et bien qu'il ne puisse pas être ouvert, il intègre un filtre qui le rend opaque ou transparent, selon ce que l'on souhaite. C'est très bien fait et plutôt efficace. Quant à la peinture Satin Slate Grey avec le toit noir de notre unité d'essai, elle coûte 1 700 euros.
Par rapport à ses possibles rivaux, le Peugeot E-3008 , le Volkswagen ID.4 ou le Skoda Enyaq, le Scenic bénéficie d'une plus grande autonomie, d'un équipement complet et d'un prix inférieur, notamment par rapport au Skoda Enyaq qui démarre à 52 800 euros. En ce sens, c’est un modèle avec lequel j’achèterais ou louerais avant ces modèles.
Difficile cependant de passer à côté d'un certain SUV de près de 300 ch, bien équipé et très performant qui l'égale s'il ne l'améliore pas en termes d'autonomie pour seulement 39 900 euros. Oui, nous parlons de la Tesla Model Y. Son prix est le même que celui de la version de base de 170 ch du Renault Scenic. Et désormais, il est également disponible en version sept places.
7.6
Conception extérieure8
Habitabilité9
Design d'intérieur8
Qualité7
Tronc7
Moteur7
Sécurité8
Comportement7
Confort8
Prix7
Le Renault Scenic E-ETch est confortable , spacieux, maniable en ville, agréable sur route et serein sur autoroute. Dotée d'une interface d'infodivertissement Google et d'un excellent calculateur d'itinéraire, le nouveau Renault Scénic est la voiture familiale électrique par excellence . Bien entendu, comme toujours avec ce type de véhicule, le prix semble un peu élevé.
C'est le prix à payer pour sa grosse batterie de 87 kWh, indispensable pour garantir son autonomie et compenser sa consommation un peu élevée . A ce prix, on aimerait également voir une puissance de recharge supérieure à 150 kW, ce qui permettrait une recharge plus rapide.
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|---|---|
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Moteur |
Électrique. Un sur l'essieu avant. |
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batterie |
Lithium-ion. 400 V. 87 kWh de capacité utile. |
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puissance maximale |
160 kW (218 ch) |
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couple maximal |
300 Nm |
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transmission |
Traction avant. |
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dimensions (Longueur x largeur x hauteur) |
4 470 x 1 864 x 1 571 mm |
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bataille |
2 785 mm |
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tronc |
440 litres |
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poids |
1 917 kg |
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80 à 120 km/h |
4,5 secondes (5,8 s à 20 % de batterie) |
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0 à 100km/h |
7,9 s |
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vitesse maximale |
170km/h |
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consommation moyenne homologuée (WLTP) |
17,2 kWh/100 km |
|
consommation moyenne en test |
19 kWh/100 km (16 kWh/100 km en ville et 22 kWh/100 km sur autoroute) |
|
Autonomie électrique maximale approuvée (WLTP) |
611 km |
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Autonomie électrique à l'épreuve |
457 km (395 km sur autoroute) |
|
Prix |
A partir de 38 703 euros. Unité testée : 52 293 euros |
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