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Publié par L'équipe dans Actualités le 05/06/2025 à 08:32
L’Aston Martin DBX707 a bénéficié en 2024 d’une mise à jour importante, bien que discrète visuellement. Son design extérieur n’a que peu évolué, mais les modifications apportées à la suspension, au châssis et à l’intérieur lui permettent désormais de rivaliser sérieusement avec ses concurrents directs. Nous l’avons pris en main pour vérifier ce que ces évolutions apportent réellement.
Il y a deux ans, j’avais eu l’occasion de tester le DBX707 pendant quelques jours. À l’époque, j’en attendais beaucoup : il s’agissait du SUV le plus puissant du monde sans hybridation. Pourtant, deux aspects m’avaient profondément déçu : un intérieur daté, avec un écran central trop petit et non tactile, et une dynamique de conduite entachée par un châssis et une suspension trop rigides.
Consciente de ces lacunes, la marque britannique a travaillé sur deux points clés : la refonte de l’intérieur et une suspension recalibrée, tout en conservant des performances impressionnantes. À tel point qu’Aston Martin a même annoncé une version DBX707 S développant 727 ch, toujours sans hybridation.
La silhouette reste spectaculaire, et le coloris Supernova Red est tout simplement sublime.
Sous le capot, on retrouve le V8 biturbo 4.0 litres d’origine Mercedes-AMG, qui développe 707 ch et 900 Nm de couple. Un bloc moteur redoutable, parfaitement adapté à ce type de véhicule qui a besoin de couple dès les bas régimes pour déplacer sa masse imposante.
La boîte automatique à neuf rapports avec embrayage multidisque à bain d’huile et la transmission intégrale peuvent envoyer jusqu’à 100 % du couple aux roues arrière. Résultat : un 0 à 100 km/h abattu en 3,3 secondes et une vitesse de pointe de 310 km/h. Suffisant, non ?
Mieux encore : il atteint ces performances sans système hybride, contrairement à bon nombre de ses rivaux comme le Lamborghini Urus SE. Un choix technique qui préserve la pureté mécanique.
Mais les vraies nouveautés résident dans la suspension pneumatique et les amortisseurs électroniques, enfin correctement calibrés pour offrir une conduite plus précise, plus équilibrée.
Visuellement, les évolutions sont subtiles mais bien pensées. Cinq nouvelles teintes apparaissent : Black Epsilon, Helios Yellow, Sprint Green, Malachite Green et Aura Green. Deux nouvelles finitions de jantes 23 pouces sont également proposées : Satin Black (design Fortis) et Copper Bronze (jantes forgées).
Les poignées de portes se déploient désormais automatiquement à l’ouverture, et les rétroviseurs intègrent une glace affleurante et une tête pivotante, pour plus d’aérodynamisme et de style.
Mais globalement, l’Aston Martin DBX707 reste fidèle à lui-même. Calandre béante, capot long, portes à ouverture semi-verticale à l’avant comme à l’arrière, et un diffuseur arrière très travaillé intégrant quatre sorties d’échappement : tout est là. Aucun besoin de bouleverser ce design iconique.
L’habitacle a été entièrement revu, reprenant les avancées vues sur les modèles DB12 et Vantage récemment commercialisés.
La console centrale accueille désormais un écran tactile de 10,25 pouces, accompagné d’un combiné d’instruments digital de 12,3 pouces. Le nouveau système multimédia développé en interne propose Apple CarPlay et Android Auto sans fil, des ports USB-C, et une connectivité à la hauteur d’un véhicule moderne et premium.
À mon avis, dans un véhicule de ce standing, abandonner les compteurs analogiques au profit de tout-digital est risqué. Peut-être reviendront-ils dessus à l’avenir. En revanche, on apprécie que des commandes physiques soient toujours présentes pour la boîte, les modes de conduite, la climatisation et les suspensions.
Trois nouveaux habillages sont proposés : Inspire Comfort, Inspire Sport et Accelerate (ce dernier en Alcantara sur tout le plafond). Les panneaux de porte sont personnalisables avec du chêne fumé, du titane, du ziricote, du noir piano ou encore de la fibre de carbone.
Côté son, le système standard de 14 haut-parleurs (800 W) peut être remplacé par un Bowers & Wilkins de 23 haut-parleurs (1 600 W), optimisé pour l’architecture acoustique du DBX707.
Enfin, l’habitacle, surtout dans le combo Supernova Red et finitions claires de notre modèle d’essai, offre un spectacle visuel à couper le souffle. Oui, on est bien dans un Aston Martin.
Dès la mise en route, le V8 rugit d’un grondement sourd et profond. C’est du vrai son mécanique, non filtré. Un son qui évolue vers des accents plus métalliques en montant dans les tours – peut-être un peu amplifié par les haut-parleurs à haut régime.
Dès les premiers kilomètres, on sent que le comportement a changé : plus de maîtrise, plus de confort, tout en conservant un tempérament explosif.
Le V8 AMG délivre la puissance avec une linéarité bluffante. Dès 2 000 tr/min, ça pousse, et ça pousse fort, sans brutalité mais avec efficacité. Le tout surpassant, à mon sens, le comportement des modèles AMG pourtant équipés du même moteur.
La boîte automatique à 9 rapports est rapide et fluide. En mode manuel, les palettes répondent instantanément et conservent la vitesse engagée jusqu’au rupteur si on le souhaite. Un vrai plaisir.
La suspension retravaillée transforme la conduite. En mode GT, elle absorbe les imperfections sans raideur excessive. Mais dès qu’on passe en Sport+, le SUV se durcit, l’échappement s’emporte, et l’on retrouve des sensations dignes d’une voiture de sport, notamment sur les routes sinueuses de La Alcarria.
La direction, bien qu’assistée électriquement, est précise. Le volant en cuir cousu main offre un bon grip et incite à l’attaque, même sur des routes ombragées qui glissent sous les roues.
Le comportement est rigide mais jamais cassant, et l’équilibre général impressionne. On a parfois l’impression de conduire une sportive masquée en SUV.
Grâce à la transmission intégrale et à la boîte bien étagée, la motricité est parfaite. Les freins en carbone-céramique (420 mm à l’avant, 390 mm à l’arrière) sont puissants, endurants et rassurants.
En conduite dynamique, on peut flirter avec la limite, doser les transferts de masse, provoquer un petit survirage en appui fort, et s’amuser à corriger au couple. Un comportement rare dans ce segment, qui explique peut-être pourquoi ce DBX707 est la voiture de sécurité en F1.
L’Aston Martin DBX707 2024 est une évolution réussie du premier SUV de la marque. Il conserve ses performances hors norme tout en corrigeant les défauts majeurs de son intérieur et de sa suspension.
Il est enfin équilibré, raffiné, et capable d’affronter ses concurrents les plus redoutables avec des arguments solides. En France, son prix débute autour de 250 000 €, selon les options choisies.
Et il reste l’un des derniers du genre à se passer de toute hybridation, un atout pour les puristes qui veulent encore ressentir l’âme brute d’un moteur thermique.
Quel moteur équipe l’Aston Martin DBX707 2024 ?
Il s'agit d’un V8 biturbo 4.0L d’origine Mercedes-AMG développant 707 ch et 900 Nm, couplé à une boîte automatique 9 rapports avec transmission intégrale.
L’Aston Martin DBX707 est-elle hybride ?
Non, c’est l’un des rares SUV de luxe non hybrides sur le marché. Toute sa puissance repose sur un bloc thermique pur, sans assistance électrique.
Quels sont les changements sur le modèle 2024 ?
Le DBX707 bénéficie d’une nouvelle suspension recalibrée, d’un habitacle modernisé avec écran tactile 10,25’’, et d’améliorations ergonomiques notables.
Quel est le prix du DBX707 2024 en France ?
Le tarif démarre autour de 250 000 €, hors options. Le modèle reste hautement personnalisable selon les finitions et matériaux choisis.
Est-il agréable à conduire au quotidien ?
Oui. Grâce à une suspension pneumatique retravaillée, le confort est au rendez-vous en mode GT. En mode Sport+, il se transforme en véritable SUV sportif.
| Modèle | Puissance | 0 à 100 km/h | Prix de base | Particularité principale |
|---|---|---|---|---|
| Aston Martin DBX707 | 707 ch | 3,3 s | ≈ 250 000 € | Pas d’hybridation, son V8 AMG très pur |
| Lamborghini Urus SE | 800 ch (PHEV) | 3,4 s | ≈ 260 000 € | Hybride rechargeable, mode 100 % électrique |
| Ferrari Purosangue | 725 ch (V12) | 3,3 s | ≈ 390 000 € | Moteur V12 atmosphérique, luxe extrême |
| Bentley Bentayga Speed | 635 ch (W12) | 3,9 s | ≈ 260 000 € | Confort et raffinement poussés à l’extrême |
Envie d’un SUV au tempérament de supercar sans compromis sur le luxe ? L’Aston Martin DBX707 2024 est taillé pour les passionnés exigeants. Réservez votre essai dès maintenant pour découvrir ce monstre de puissance et de raffinement.
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