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Publié par L'équipe dans Actualités le 03/06/2025 à 08:32
La raison n'a jamais produit de grandes voitures. Enfin, si… mais ce n'est pas le sujet aujourd'hui. Nous sommes ici pour essayer une sportive pure race qui a laissé la logique de côté, abandonné son toit à la maison et nous a emmenés profiter du soleil à travers les Alpes.
Je vous présente l'Aston Martin Vantage Roadster, une bête encore plus affûtée, et je vous assure que ni les photos ni les vidéos ne lui rendent justice. Encore moins lorsque vous êtes derrière le volant.
C'est une époque intéressante de changements. D'une part, l'électrification pousse vers des formats moins passionnés. D'autre part, la résistance s'accroche aux normes anti-pollution, et dans ce cas, à l'un de ces moteurs que nous adorons, sans aucune trace d'hybridation.
Cette Aston Martin Vantage Roadster est une voiture que nous connaissions peut-être déjà, car elle reprend la base du modèle précédent, mais elle renonce pratiquement à tout pour devenir une nouvelle référence au sein de la marque.
Les Vantage sont les modèles d'entrée de gamme de la famille Aston Martin, mais en réalité, ce sont des voitures qui bénéficient de l’élan de la marque depuis 2020, grâce à l’arrivée de Lawrence Stroll et à un investissement massif dans de nouveaux produits.
Plutôt que de suivre une évolution classique, Aston Martin a décidé de se repositionner, avec plus de sportivité, plus de luxe, des designs encore plus raffinés, une qualité de matériaux supérieure et des performances accrues.
Il est difficile de rompre avec la ligne emblématique dessinée à Gaydon. Pourtant, quand on compare cette version avec les premières Vantage d’il y a 20 ans, on remarque autant de similitudes que de différences. Et c’est ce qui rend cette voiture si réussie. Une évolution maîtrisée, qui conserve la finesse britannique tout en ajoutant la puissance d’une supercar.
À l'avant, on retrouve ce capot extra-large, mais avec quelques évolutions : les phares gagnent en présence et s’équilibrent avec une calandre absolument gigantesque. Elle est 38 % plus large, afin d’aspirer 29 % de flux d’air supplémentaire. C’est un design fonctionnel, pensé pour évacuer plus de chaleur. On verra pourquoi plus tard.
Plus bas, un splitter en fibre de carbone très bas initie un soubassement entièrement caréné, optimisant le flux d'air. Cette Vantage a été profilée en soufflerie, bien sûr avec le toit, qui est ici le grand protagoniste.
La ligne qui naît des phares se prolonge jusqu’à l’arrière, où l’on retrouve une queue de canard intégrée au couvercle de coffre, des hanches ultra-musclées et un diffuseur exagéré avec quatre sorties d’échappement.
À l'avant, elle paraît presque élégante, mais à l’arrière, c’est tout l’inverse : tendue, fluide, radicale, avec des jupes latérales acérées et, dans cette version cabriolet, des lignes qui naissent du capot et filent jusqu’à l’aileron. Sauvage, vraiment.
Si l’avant et l’arrière évoluent peu par rapport au coupé, la vue de profil change tout. Les jantes de 21 pouces, chaussées de pneus massifs (275/35 à l'avant et 325/30 à l’arrière), sont exclusives au Roadster. Et elles lui vont à merveille.
Mais la vraie révolution, c’est que cette Vantage se débarrasse de son toit rigide pour adopter une capote en toile. Et Aston Martin ne plaisante pas : c’est le système décapotable le plus rapide du monde, avec seulement 6,8 secondes pour s’ouvrir ou se fermer.
C’est vrai, je l’ai chronométré. Au lieu d’un mécanisme classique en forme de K, il s’agit d’une structure en Z, compacte et sans pièces mobiles détachées. Elle peut être activée jusqu’à 50 km/h, mais il faut maintenir le bouton appuyé sinon le système s’arrête.
Deux points essentiels pour cette capote :
– D’un côté, elle devait offrir une isolation thermique et acoustique équivalente à un toit rigide. Mission accomplie avec 8 couches d’isolation.
– De l’autre, elle devait rester légère, et elle n’ajoute que 60 kg à l’ensemble. Moins que votre beau-frère, comme dirait l’essayeur.
Ce poids maîtrisé est fondamental : la version décapotable devait garder les mêmes sensations que le coupé. Or, retirer le toit affecte la rigidité structurelle.
Aston Martin a donc renforcé l’arrière du châssis, ajouté des points d’ancrage plus solides, des supports de suspension plus robustes et des éléments spécifiques pour la boîte de vitesses. Résultat : une rigidité quasi identique.
La précision au volant est exceptionnelle. Même en mode de conduite « doux », elle vous transmet immédiatement les sensations. En mode Sport ou Sport+, c’est une toute autre bête.
Les suspensions pilotées signées Bilstein assurent un équilibre parfait avec une répartition des masses de 50:50 (49:51 avec la capote repliée). La direction est ferme, directe, et l’empattement court de 2 705 mm rend le Roadster très réactif dans les virages.
Elle reste stable en toute circonstance, et vous pouvez adoucir les suspensions pour un usage quotidien. Jamais elle ne m’a semblé inconfortable.
Utilisée calmement, elle se rapproche d’un GT raffiné et confortable. Bien plus que, par exemple, une Mercedes-AMG GT ancienne génération. Mais en mode sport, elle devient redoutable, avec un arrière joueur à l’accélération.
Le système de freinage est confié à Brembo, avec des disques massifs de 400 mm à l’avant (acier ou carbone-céramique) et des étriers à six pistons. À l’arrière, disques de 360 mm avec étriers à quatre pistons.
C’est un système infatigable, avec un ressenti ferme, précis, indispensable pour une voiture qui va TRÈS VITE.
Quand je parle de rage, c’est parce que cette voiture n’a rien de bourgeois. C’est une machine à sensations, dès le démarrage. Le rugissement à l’échappement est bestial, surtout avec la capote baissée.
Le bloc est signé AMG, un V8 biturbo de 4,0 litres. Avant, la Vantage développait 550 ch. Désormais ? 665 chevaux et 800 Nm de couple. Une augmentation de 30 % de puissance et 15 % de couple. Un monstre.
Pour y parvenir, Aston Martin a installé deux turbos plus gros, retravaillé les cylindres, soupapes, compression, et adapté l’admission comme l’échappement.
Et il respire fort ! Une fois le pied posé sur l’accélérateur, cette sportive décapotable vous catapulte sans retenue, le tout avec une sonorité rauque et métallique, absolument grisante. Le moteur semble ne jamais s’essouffler et pousse jusqu’à la zone rouge avec une rage maîtrisée.
La boîte de vitesses automatique à huit rapports ZF est parfaitement étagée. Elle offre une transition fluide en mode normal, mais devient ultra-réactive dès qu’on passe en mode Sport ou Sport+, enchaînant les rapports avec une précision chirurgicale. On a presque l’impression d’être au volant d’une voiture de course homologuée pour la route.
Malgré cette brutalité, l’Aston Martin Vantage Roadster sait aussi se montrer docile. Sur les routes sinueuses des Alpes, capote baissée, les cheveux au vent, elle se laisse conduire avec aisance, sans jamais donner l’impression de forcer ou d’être sur le fil. C’est la définition même du grand tourisme sportif : un équilibre parfait entre puissance brute et confort raffiné.
À l’intérieur, c’est un tout autre univers. On retrouve l’élégance à l’anglaise que l’on attend d’une Aston Martin. Les matériaux sont nobles, avec du cuir pleine fleur, de l’Alcantara et des inserts en fibre de carbone. Tout est ajusté à la main avec soin.
Le système multimédia, emprunté à Mercedes, a été modernisé mais conserve un style assez classique. Ce n’est pas le point fort de la voiture, mais ce n’est pas ce qu’on vient chercher ici. On préfère se concentrer sur l’essentiel : le volant bien en main, les palettes en aluminium, les compteurs numériques configurables, et surtout… la vue sur l’horizon avec la capote repliée.
Les sièges baquets offrent un excellent maintien, même en conduite musclée. Et malgré son gabarit contenu, le roadster reste confortable pour les longs trajets. Le coffre reste raisonnable pour une voiture de ce type, avec 200 litres suffisants pour un week-end à deux.
| Caractéristique | Donnée |
|---|---|
| Moteur | V8 4.0 biturbo AMG |
| Puissance | 665 ch |
| Couple | 800 Nm |
| Boîte | Auto ZF à 8 rapports |
| 0 à 100 km/h | 3,7 secondes |
| Vitesse max | 325 km/h |
| Transmission | Propulsion |
| Poids | Environ 1 700 kg |
| Consommation mixte (WLTP) | Environ 11,8 l/100 km |
| Émissions de CO₂ | 273 g/km |
| Prix estimé en France | À partir de 190 000 € |
| Modèle concurrent | Puissance | 0 à 100 km/h | Prix de base (France) |
|---|---|---|---|
| Porsche 911 Turbo Cabriolet | 580 ch | 3,4 s | 202 000 € |
| Mercedes-AMG SL 63 4MATIC+ | 585 ch | 3,6 s | 203 900 € |
| Jaguar F-Type R Convertible | 575 ch | 3,7 s | 143 900 € |
L’Aston Martin se distingue par son charisme, son rugissement moteur et sa rareté sur les routes. Elle est plus radicale que la Mercedes, plus exclusive que la Jaguar, et plus expressive que la Porsche.
Quel est le prix de l’Aston Martin Vantage Roadster ?
Le tarif débute autour de 190 000 € en France, hors options.
La voiture est-elle confortable au quotidien ?
Oui, malgré ses performances extrêmes, elle reste relativement confortable pour une sportive, avec suspensions pilotées et position de conduite bien pensée.
Quel est le volume du coffre ?
Le coffre offre environ 200 litres, ce qui est suffisant pour deux sacs de voyage ou un petit week-end à deux.
Est-elle utilisable toute l’année ?
Absolument. Son toit en toile isolant permet une utilisation en hiver tout en offrant un décapotage rapide dès les beaux jours.
Peut-on personnaliser son véhicule ?
Oui, Aston Martin propose un niveau de personnalisation très élevé, avec de nombreux coloris, finitions intérieures et options techniques ou esthétiques.
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