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Publié par L'équipe dans Actualités le 18/12/2022 à 10:19
Le Skoda Kodiaq, le plus grand des SUV de la gamme tchèque, est un succès depuis sa sortie. Elle se vend bien (plus de 600 000 unités depuis ses débuts en 2017) et figure parmi les plus compétitives de son segment.
Peu de marques généralistes offrent autant d'espace, sept places et un bon équipement à ce niveau de prix. Ainsi, pour son restylage opéré en 2021, la marque a choisi de modifier subtilement son apparence (pare-chocs, phares et calandre).
Sous le capot, on retrouve cependant l'un des plus gros changements de la version sportive RS, qui change son 2.0 TDi pour un 2.0 TSi essence de 245 ch, un modèle que nous testons.
SUV et sportive sont deux notions qu'il ne faut pas associer. En pratique, le résultat n'est généralement pas celui escompté et l'aspect SUV prévaut. Certains modèles parviennent à combiner les deux côtés, comme le Porsche Macan ou le CUPRA Formentor, pour ne citer que deux exemples, mais ils ne sont pas la norme. Nous avons pris le volant du Skoda Kodiaq RS de 245 ch et voyons si quelque chose lui a collé de la part de ses deux illustres cousins du groupe Volkswagen.

A l'occasion de son restylage, le Skoda Kodiaq RS a son plus gros changement sous le capot. Dites adieu au 2.0 TDI de 240 ch et 500 Nm et bienvenue à un moteur essence 4 cylindres 2.0 TSI de 245 ch et 380 Nm associé à une boîte DSG à 7 rapports et une transmission intégrale. Skoda suit ainsi la tendance du marché.
Entre le fait que le diesel n'est plus à la mode et a été discrédité (en grande partie grâce au groupe Volkswagen lui-même) et que la future norme Euro 7 complique grandement la survie des blocs diesel, il était presque inévitable que le nouveau Kodiaq ait un moteur à essence. Surtout dans sa version RS.

Les conséquences de ce changement sont appréciables, puisque la consommation de carburant est officiellement passée de 7,9 à 8,7 litres aux 100 km en cycle WLTP, tandis que les émissions de CO2 par kilomètre ont diminué, passant de 208 à 198, g en cycle WLTP.
Bien que sur certains marchés où chaque gramme de CO2 compte, en Espagne, le Kodiaq RS reste dans la tranche de 9,75 % en termes de taxe d'immatriculation. En tout cas, aujourd'hui le Skoda Kodiaq RS coûte à partir de 55 020 euros.

Cependant, ce changement de moteur n'est pas sans vertus. Le plus évident est le silence de fonctionnement, puisque le TSI est moins bruyant que son homologue diesel. Il offre également des performances accrues. Elle abat désormais le 0 à 100 km/h en 6,6 secondes (6,9 secondes en TDi), et la vitesse de pointe est de 234 km/h. Les améliorations sont plus théoriques que réellement appréciables. Et c'est que 0,3 seconde dans un SUV de 1 826 kg n'est pas quelque chose de vraiment perceptible.

Malgré tout, l'expérience au volant du Kodiaq RS est globalement bonne , mais pas transcendantale du tout. Ce n'est pas un modèle qui se démarquera par son dynamisme. Il s'agit tout de même d'un SUV assez grand (1,68 m) avec un amorti efficace, mais il privilégie le confort au dynamisme. Les mouvements du corps sont très prononcés dès qu'il y a des virages et sont pris à un rythme joyeux.
Cependant, ce n'est pas une voiture maladroite ou sous-vireuse flagrante : son train avant est assez direct et précis. Combiné au système de transmission intégrale (un système de type Haldex qui envoie du couple aux roues arrière uniquement lorsque cela est nécessaire) et à sa rigidité structurelle, le Kodiaq garde le cap sans pour autant allonger la trajectoire et réagit brusquement aux sollicitations du conducteur bien que le la direction est trop artificielle.

Ainsi, le Kodiaq est relativement direct et précis à l'entrée des courbes et en sort sans tomber en panne. Mais tout a une limite. Et l'inertie d'une voiture pesant près de deux tonnes avec un amortissement excessivement doux est perceptible si l'on porte la voiture à plus de 70% de ses possibilités. C'est un SUV qui peut aller un peu vite sur les sections sinueuses avec une certaine efficacité, mais il est loin d'avoir une coupe sportive.
Le moteur 2.0 TSI de 245 ch est associé à une boîte DSG à 7 rapports, une configuration classique dans le groupe Volkswagen que l'on retrouve également dans la SEAT Tarraco. Avec ses 370 Nm disponibles dès 1 600 tr/min jusqu'après 4 000 tours, la nouvelle RS ne manque pas de couple. Cela lui permet d'accélérer de 80 à 120 km/h en 6,2 secondes. Une valeur correcte, surtout pour une voiture aussi lourde.

En revanche, la gestion de la boîte de vitesses est très dépendante du mode de conduite choisi (il y en a jusqu'à sept) et en mode ECO ou Confort (le mode par défaut), le changement semble même limiter les impulsions du moteur, sauf si Le mode Sport est sélectionné.
En plus d'une réponse plus directe du moteur à l'accélérateur, un changement qui étire les rapports en mode automatique et maintient les rapports en mode manuel, le mode Sport semble libérer le bruit du moteur et de l'échappement.

C'est agréable et correspond au look de la voiture et à l'accélération, mais le son est artificiel. Vous pouvez dire à la première accélération que c'est faux. Et ce n'est pas parce qu'il n'est pas atteint, au contraire. Le problème, c'est que ça sonne presque comme une Porsche Cayenne avec un moteur V8... Quoi qu'il en soit, pour ceux qui n'en veulent pas, le mode Individuel permet d'avoir toutes les fonctionnalités du mode Sport sans le son sportif.

La Skoda Kodiaq est avant tout une voiture familiale. Et c'est là qu'il faut vraiment convaincre. Malgré son gabarit qui peut sembler imposant, avec une longueur de 4,70 m et une largeur de 1,88 m, le Skoda Kodiaq se conduit de manière très fluide et aisée, il dispose également d'un bon rayon de braquage.
A bord, tant que le mode Sport n'est pas sélectionné, le calme règne. C'est un SUV silencieux et presque raffiné. Il est idéal pour profiter de l'excellent système audio surround Canton avec 10 haut-parleurs et 575 W de puissance, une option facturée 435 euros.

C'est avec son habitacle que le Kodiaq finit par réussir. Disponible en version cinq ou sept places, l'espace à bord est superbe et fait honneur à l'île alaskienne du même nom, Kodiak. À l'avant, les sièges semi-baquets ne sont pas seulement beaux, ils sont aussi confortables et soutiennent. Et, en option (1 645 euros), ils disposent de réglages électriques, d'une fonction massage et sont aussi bien réfrigérés que chauffés.
Derrière, il y a autant d'espace que devant sinon plus. Les sièges de la deuxième rangée peuvent s'écarter d'environ 18 cm pour offrir plus d'espace pour les jambes, plus d'espace pour les bagages ou du confort aux passagers de la dernière rangée, selon les cas.

Quant à la troisième rangée de sièges, il est vrai qu'elle n'offre pas le même espace que dans les sièges de la deuxième rangée. Ils accueillent les adultes sur de courts trajets, mais sont avant tout conçus pour accueillir confortablement les enfants. Dans cette configuration, il n'y a que 270 litres de coffre. En revanche, si les deux sièges de la troisième rangée sont rangés sous le plancher de coffre, la capacité monte à 630 litres.

La finition RS mêle une touche sportive (avec de la véritable fausse fibre de carbone sur le tableau de bord) à des éléments et détails typiques d'un modèle haut de gamme, comme les arrêts de porte recouverts de moquette à l'intérieur.
La planche de bord offre une allure solide et de qualité, soulignée ici par des surpiqûres contrastées (que l'on retrouve également sur les sièges), tout comme le reste de l'habitacle. Il bénéficie d'une bonne qualité perçue, ce qui contribue à justifier le prix élevé de ce SUV.

Cependant, les différentes qualités du Skoda Kodiaq RS (espace, confort, équipement) n'aident pas à justifier qu'il porte un sceau RS. On mettra de côté la consommation élevée, qui peut monter jusqu'à près de 12 l/100 km si on a le pied droit très lourd (notre moyenne d'essai était de 10,2 l/100 km), pour se concentrer sur son positionnement.

Le Skoda Kodiaq RS est un SUV qui se veut sportif, il s'habille comme tel, mais il n'y croit pas tout à fait ni ne l'assume. Des roues de 20 pouces qui cachent littéralement les étriers de frein rouges (pourquoi les peindre en rouge s'ils sont à peine visibles) à une suspension réglée de façon flagrante axée sur le confort, le look sportif se limite finalement à l'esthétique. La SEAT Tarraco équipée du même 2.0 245 CV a une configuration bien plus aboutie et, sans être sportive, elle est plus efficace que celle de la Skoda.

Le Skoda Kodiaq est idéal pour les familles nombreuses ou pour ceux qui ont besoin de tirer une remorque ou une caravane. Pour cela, il dispose d'une capacité de remorquage allant jusqu'à 2 500 kg. Il dispose également du système Trailer Assist pour la marche arrière et la direction automatisée pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec les manœuvres avec une remorque et, en option, d'un crochet d'attelage amovible électriquement.
En fin de compte, le Kodiaq RS ne répond pas vraiment aux prémisses d'être sportif, mais il remplit toutes les autres tâches qui peuvent être exigées d'un SUV. Et d'ailleurs, il les respecte plus que.
7.8
Le Skoda Kodiaq est l'un des SUV familiaux idéaux pour ceux qui recherchent le confort, l'espace, le volume de chargement et tractant une caravane (ou une remorque). En fait, peu de VUS de son segment et de sa gamme de prix y parviennent aussi bien, sauf peut-être le SEAT Tarraco et, avec des manières un peu plus brusques, le SsangYong Rexton. La seule chose qu'il ne respecte pas, c'est d'apporter une touche de sportivité au volant.
Au final, RS n'est, dans ce cas, qu'une finition qui vient couronner la gamme pour ceux qui veulent un look plus dynamique pour leur Kodiaq et qui n'apprécient pas la garniture classique Lauren & Klement.

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MOTEUR |
De l'essence. 4 cylindres en ligne. 1 984 cm3. 16 soupapes. Turbo et injection directe. |
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PUISSANCE MAXIMUM |
245 ch à 5 250 rom |
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COUPLE MAXIMAL |
370 Nm de 1 600 à 4 300 tr/min |
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TRANSMISSION |
traction intégrale Boîte automatique DSG à 7 rapports |
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DIMENSIONS (L X L X H) |
4 699 x 1 882 x 1 685 mm |
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BATAILLE |
2 790 mm |
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TRONC |
520 litres |
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LESTER |
À partir de 1 794 kg |
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80 À 120 KM/H |
6.2s |
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0 À 100 KM/H |
6.5s |
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VITESSE MAXIMUM |
234km/h |
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CONSOMMATION MOYENNE HOMOLOGUÉE (WLTP) |
8.6l/100km |
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CONSOMMATION MOYENNE EN TEST |
10.2l/100km |
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PRIX |
à partir de 53 750 euros (55 020 euros en version 7 places) |
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