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Publié par L'équipe dans Actualités le 21/05/2025 à 08:32
La septième génération du BMW M5 vient tout juste d’arriver en concessions, et comme à son habitude, elle s’impose comme la berline la plus puissante et rapide jamais produite par la marque. Son secret ? Un V8 suralimenté couplé à un système hybride rechargeable, développant une puissance cumulée de 727 ch, tout en affichant une autonomie électrique de 64 km et la vignette 0 émission. Nous l’avons prise en main, voici nos premières impressions.
Le tout premier BMW M5 a vu le jour en 1984, fruit du travail de BMW Motorsport GmbH (aujourd’hui BMW M). À l’époque, on greffait sur la plateforme de la Série 5 E28 un 6 cylindres en ligne dérivé du mythique M1, développant déjà 286 ch. Résultat : la berline de série la plus rapide au monde à son lancement.
Au fil des générations, la formule a évolué sans jamais renier l’ADN M. En 1992, le modèle E34 inaugure une version break Touring, plus pratique sans sacrifier les performances. Cette carrosserie est restée rare mais très prisée par les amateurs, notamment dans les générations E61 (2006-2010) et aujourd’hui avec le retour du M5 Touring G99.
Personnellement, ma première rencontre avec un M5 remonte au E39 (1998–2003), fort de 400 ch. Puis est venu le E60, son V10 atmosphérique de 507 ch et son caractère de Formule 1, une époque où BMW courait encore en F1. Puis le M5 F10 (560 ch), suivi du F90 (626 ch) qui introduit pour la première fois la transmission intégrale M xDrive.
Ce nouveau M5 2025 (G90 pour la berline, G99 pour le break) conserve une élégance maîtrisée avec des touches sportives affirmées. Sa calandre Iconic Glow rétroéclairée donne une vraie personnalité à l’avant, tandis que les ailes élargies, les grosses prises d’air sans grille, et le logo M5 intégré dans la signature Hofmeister apportent une présence plus agressive.
L’arrière ne laisse aucun doute : diffuseur proéminent, quadruple sortie d’échappement, aileron M et jantes 20” à l’avant / 21” à l’arrière, chaussées en Hankook Sport, complètent ce style musclé. Un pack carbone extérieur (optionnel) ajoute des rétros et spoilers en fibre de carbone — sans oublier la prise de recharge bien visible qui rappelle sa nature hybride.
L’intérieur reprend la base luxueuse de la Série 5 mais avec une ambiance résolument M : sièges sport multifonctions, réglages électriques, appuie-têtes rétroéclairés avec logo M5, et un nouveau volant à méplat équipé de deux gros boutons rouges M1 et M2 pour rappeler les réglages personnalisés.
Le BMW Curved Display domine la planche de bord, avec un combiné numérique de 12,3 pouces et un écran central tactile de 14,9 pouces. Le tout fonctionne sous BMW iDrive 8.5, compatible Apple CarPlay/Android Auto, avec commandes vocales.
Le Head-Up Display (de série) affiche les données sportives selon les modes (ROAD, SPORT, TRACK), et la console centrale regroupe les réglages dynamiques (moteur, direction, suspensions…). L’ambiance est soulignée par une lumière d’ambiance aux couleurs M, un bouton de démarrage rouge, et une molette iDrive siglée M.
En revanche, certains détails manquent, comme le pavillon en Alcantara de la précédente génération, ou les portes à fermeture assistée.
Le M5 2025 est le BMW de série le plus puissant de l’histoire, juste derrière le XM Label Red. Il combine un V8 4.4 biturbo et un moteur électrique de 197 ch (145 kW) pour une puissance cumulée de 727 ch et 1.000 Nm de couple.
Les performances sont dignes d’une supercar : 0 à 100 km/h en 3,5 s, 305 km/h en pointe avec le pack M Driver (250 km/h sans), et une autonomie électrique de 63 à 69 km WLTP grâce à une batterie de 18,6 kWh. Il obtient ainsi la vignette “0 émission”.
Mais cette électrification a un coût : le poids. La berline pèse 2.435 kg, et le Touring flirte avec les 2.500 kg, soit près de 500 kg de plus que le F90. C’est le revers de la médaille, que certains puristes dénoncent. Heureusement, la transmission intégrale M xDrive reste adaptable : 4WD, 4WD Sport, voire 2WD (propulsion pure), avec ESP désactivable pour les puristes du drift.
Il reçoit aussi une suspension adaptative M, direction intégrale (jusqu’à 1,5° sur les roues arrière), et des freins carbone-céramique (optionnels), en plus d’une boîte automatique Steptronic à 8 rapports. Le système M Drive Professional intègre Launch Control et chrono pour le circuit.
BMW annonce une consommation combinée de 1,6 à 1,9 l/100 km (WLTP) et 36 à 43 g/km de CO2, mais en usage réel sportif, plus de 13 l/100 km sont facilement atteints.
Lors de l’essai presse, nous avons pris en main à la fois la berline et le Touring, sur routes rapides et sinueuses. Sur autoroute, le M5 se montre silencieux, stable, et très confortable en mode Hybrid. Le moteur électrique suffit à rouler à 140 km/h sans bruit ni émission.
Mais c’est en mode SPORT, sur des routes de montagne, que la magie opère. L’accélérateur répond au doigt et à l’œil, la direction se raffermit, et la sonorité du V8 (probablement amplifiée) envahit l’habitacle. La poussée est immédiate et démesurée, peu importe la vitesse ou le rapport engagé.
En virage, le châssis surprend par sa capacité à contenir les masses. Les suspensions tiennent la caisse, la motricité est exceptionnelle, et l’avant réagit avec précision. Seules les courbes très serrées rappellent le poids du véhicule, avec une légère inertie en appui, mais jamais du sous-virage excessif.
Grâce à la boîte rapide, au mode 4WD Sport, et au couple instantané du moteur électrique, les relances sont atomiques. Sur une série de virages rapides, le M5 fait preuve d’un équilibre bluffant, même si un RS6 Avant ou un Panamera paraissent plus agiles.
Quant aux freins carbone-céramique, ils ont été mis à rude épreuve mais n’ont jamais failli. Le dosage est précis, et la récupération d’énergie ne parasite pas le feeling de pédale comme sur certains PHEV.
Avec ce nouveau M5, BMW ose l’extrême : puissance XXL, hybride rechargeable, et compromis technologique assumé. Ils auraient pu opter pour une micro-hybridation plus légère, mais ils ont choisi la voie du supercar camouflé en berline.
Malgré son embonpoint, cette M5 2025 impressionne par son confort, sa technologie, sa facilité d’usage au quotidien, mais aussi par son efficacité sur route sinueuse. Une machine taillée pour la route… et les circuits.
Côté tarif, BMW reste agressif :
163.500 € pour la berline
166.100 € pour le Touring
C’est moins cher qu’un Audi RS6 Avant Performance (173.600 €) ou qu’un Porsche Panamera Turbo E-Hybrid (204.516 €). Seul le Mercedes-AMG E53 Hybrid 4MATIC+ (612 ch, pas de V8) est plus accessible à 118.768 €, mais il joue dans une autre cour.
Le BMW M5 2025, malgré ses kilos, garde son âme de M, tout en adoptant l’électrification avec brio. Il s’impose comme une référence du genre, à la croisée du luxe, de la sportivité et de la conscience environnementale.
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❓ FAQ – BMW M5 2025 : tout ce que vous devez savoir
La BMW M5 2025 développe une puissance totale de 727 chevaux grâce à un moteur V8 4.4 biturbo associé à un moteur électrique de 197 ch.
Oui, elle bénéficie d’un système hybride rechargeable M HYBRID, avec une batterie de 18,6 kWh permettant jusqu’à 69 km d’autonomie électrique (WLTP).
Le M5 abat le 0 à 100 km/h en 3,5 secondes, et 3,6 secondes pour la version Touring.
La consommation homologuée est de 1,6 à 1,9 l/100 km, mais peut dépasser les 13 l/100 km en conduite dynamique.
Berline M5 : à partir de 163.500 €
M5 Touring : à partir de 166.100 €
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