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Publié par L'équipe dans Actualités le 29/06/2023 à 18:31
La norme Euro 7 a été fortement critiquée pour plusieurs raisons. Cette norme prévoit une nouvelle réduction des limites à respecter pour les émissions polluantes des véhicules à moteur thermique, des limites qui devront être respectées dans toutes les conditions de conduite, y compris les plus extrêmes.
La proposition de texte présentée par la Commission européenne a d'abord suscité des réactions de la part des constructeurs, puis huit États membres, dont la France, se sont publiquement opposés au projet.
Le texte a récemment été examiné par les députés au sein de la commission Environnement du Parlement européen. Une fois de plus, les critiques ont dominé. L'eurodéputé tchèque et rapporteur du règlement Euro 7 pour la commission, Alexandr Vondra, a exprimé trois préoccupations : les difficultés techniques, l'impact sur les ventes de voitures neuves et le détournement des investissements. Notre ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, avait déjà soulevé cet argument, s'inquiétant du fait que la norme Euro 7 impose des dépenses supplémentaires pour les véhicules thermiques, alors que les constructeurs doivent déjà engager des dépenses considérables pour passer à la mobilité électrique, une transition électrique imposée par l'Europe d'ici 2035 !
Selon Alexandr Vondra, le texte proposé n'apportera que des gains minimes pour les véhicules à moteur thermique. Il compare l'utilisation de ce texte à "utiliser un marteau-piqueur pour casser des noix". Dans son rapport, il demande donc un allongement des délais de transition et plaide en faveur d'objectifs réalisables, cohérents et proportionnels aux investissements nécessaires pour se conformer aux normes en matière de CO2.
Pascal Canfin, eurodéputé français, président de la commission et membre du groupe politique Renew, a soutenu cette position. Au nom de ce groupe, Susana Solis Pérez, une eurodéputée espagnole, a déclaré que la ligne à ne pas franchir était d'ajouter des coûts à un secteur auquel des objectifs très clairs ont été fixés : la transition vers les véhicules électriques et la décarbonation du transport lourd.
Elle s'inquiète qu'une norme rende les petits modèles encore plus coûteux, favorisant ainsi le maintien en circulation de vieux modèles beaucoup plus polluants. Les eurodéputés se sont également opposés au surcoût engendré par la réglementation Euro 7. Alors que certains avancent un chiffre modeste de 200 € par voiture, d'autres évoquent 2000 €. Selon Bas Eickhout, membre du parti Vert, "les lobbyistes avancent des chiffres sans fondement".
Selon le recensement effectué par Autoactu, la majorité des membres de la commission s'est exprimée contre le texte. Cependant, il a été soutenu par les partis sociaux-démocrates et les Verts. La députée danoise Christel Schaldemose (S&D) estime d'ailleurs que le texte est insuffisant et qu'il doit être amélioré. Un vote de la commission est prévu pour le mois de septembre.
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